Les Greniers...

Publié le par Syl

Sous le manteau des toits s'étalaient les greniers
Larges, profonds, avec de géantes lignées
De solives en croix, de poutres, de sommiers,
D'où pendaient à ses fils un peuple d'araignées.

Les récoltes en tas s'y trouvaient alignées :
Les froments par quintaux, les seigles par paniers,
Les orges, de clarté poussiéreuse baignées,
L'avoine et 1e colza par monceaux réguliers.

Un silence profond et lourd, tel une mare,
S'étendait sur les grains que coupait de sa barre
Et de ses lames d'or le soleil de Juillet.

Au reste les souris toutes se tenaient coites,
Les museaux enfoncés dans leurs niches étroites,
Tandis que sur un van le grand chat blanc veillait

Emile Verhaeren


Publicité

Publié dans Poèmes

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
F
oh là là... j'ai pas tout compris... ça veux dire quoi se tenir coite !!!!<br /> En tout cas très jolie... même si il me faut un décodeur... je te fais de gros bisous Syl.... isabelle
Répondre
M
Charmant souvenir d'enfance, à l'évocation de ce poème !Fut-ce une dictée ? Ou une poésie à apprendre ?Je crois... que j'ai oublié ?L'important c'est que quelques vers aient résisté à l'épreuve du temps !Bisous
Répondre
L
le grenier de ma grand mère était en partie transformé en magnanerie car à l'époque on élevait encore des vers à soir en Ardèche, les souvenirs que ce poème réveille, que du bonheur!<br /> bisous
Répondre
G
Certains pourront trouver cet auteur viellot mais il évoque des souvenirs de jeux dans les greniers de campagne. J'aimerais bien y retourner.
Répondre